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À la rentrée 2025, près de trois quarts des enseignants du second degré effectuent des heures supplémentaires, une pratique devenue la norme. Cependant, cette réalité cache des disparités importantes, notamment entre les hommes et les femmes, tant en termes de participation que de rémunération.
Lancé en 2023 pour rémunérer des missions supplémentaires, le Pacte enseignant peine à convaincre durablement. À la rentrée 2025, le nombre de professeurs engagés dans le dispositif est en légère baisse, révélant une adhésion contrastée selon le statut et le type d'établissement.
Le service hebdomadaire moyen d'un enseignant du second degré est de 18,5 heures à la rentrée 2025, mais ce chiffre ne représente qu'une partie de leur travail. Entre heures de cours, heures supplémentaires et missions spécifiques, nous décryptons ce que cette moyenne recouvre et ce qu'elle laisse de côté.
De plus en plus plébiscité, l'apprentissage s'impose comme une voie majeure pour les élèves du lycée professionnel, en particulier pour ceux qui poursuivent leurs études. Cinq ans après leur entrée en seconde, plus de 60 % des jeunes encore scolarisés sont en apprentissage, une formule qui allie formation théorique et expérience en entreprise.
Si quatre bacheliers professionnels sur dix tentent l'aventure des études supérieures, leur parcours est semé d'embûches. La grande majorité s'oriente vers un BTS, mais la première année s'avère très sélective et seul un élève sur dix de la cohorte initiale décrochera ce diplôme en deux ans.
Loin d'être une simple formalité, le résultat obtenu au diplôme national du brevet (DNB) en fin de troisième influence fortement le parcours des élèves en lycée professionnel. De l'obtention du baccalauréat à l'accès aux études supérieures, les écarts sont significatifs et montrent que les difficultés initiales peuvent persister.
Trois ans après leur entrée en seconde professionnelle, la moitié des élèves ont déjà quitté le système scolaire. Si deux tiers d'entre eux obtiennent leur baccalauréat, seule une minorité poursuit avec succès dans l'enseignement supérieur. Le point sur les trajectoires de ces 170 000 jeunes.
Les évaluations nationales de 2025 confirment la persistance de forts écarts de performance entre filles et garçons au collège. Les filles continuent de surperformer en français, tandis que les garçons conservent leur avantage en mathématiques. Une tendance de fond qui interroge sur le poids des stéréotypes dans les apprentissages.
Les tests d'entrée en seconde de 2025 mettent en lumière une fracture sociale de plus en plus marquée. Que ce soit en voie générale ou professionnelle, l'écart de performance entre les élèves des lycées les plus favorisés et ceux des établissements les moins favorisés est criant, et il s'aggrave dans certaines matières.
Les évaluations 2025 au collège confirment une fracture scolaire profonde en France. Selon qu'un élève est scolarisé en éducation prioritaire ou dans un quartier favorisé, ses résultats en français et en mathématiques peuvent varier de manière spectaculaire. L'indice de position sociale (IPS) de l'établissement apparaît comme un facteur déterminant de la réussite.
Le test de positionnement de la rentrée 2025 confirme les grandes difficultés des élèves entrant en seconde professionnelle. Les résultats, en baisse en français depuis 2021 et en mathématiques par rapport à 2019, montrent qu'une large majorité d'élèves est en difficulté dans ces deux matières fondamentales.
Les dernières évaluations nationales révèlent une stagnation du niveau des élèves de collège en 2025. Si les acquis en sixième restent supérieurs à ceux de 2017, la situation est plus préoccupante en quatrième, notamment en français où les performances reculent. Pour la première fois, les élèves de cinquième ont également été évalués.
Les résultats des tests de positionnement de la rentrée 2025 révèlent une dégradation du niveau en français pour les élèves entrant en seconde générale et technologique, revenant au niveau de 2019. En mathématiques, les performances sont stables par rapport à 2024, mais cachent une augmentation du nombre d'élèves en difficulté depuis six ans.
Chaque année, les élèves de CP, CE1, Sixième ou encore Seconde passent des évaluations nationales. Loin d'être un simple contrôle, ces tests "Repères" fournissent un aperçu précieux des acquis et des difficultés des élèves à des moments clés de leur scolarité. Décryptage de leur rôle et de leur utilité.
Le meilleur établissement n'est pas toujours celui qui affiche 100% de réussite au bac. Les "indicateurs de valeur ajoutée" (IVAC et IVAL) offrent une vision plus juste de l'efficacité d'un établissement en mesurant sa capacité à faire progresser *ses* élèves. On vous explique comment ça marche.
Vous entendez souvent parler de l'IPS des collèges ou de la ségrégation scolaire, mais que signifient vraiment ces termes ? Plongez avec nous dans les outils statistiques qui permettent de mesurer et de comprendre l'impact du milieu social sur la réussite des élèves.
Alors que le taux de harcèlement diminue globalement au lycée, la dernière enquête nationale met en lumière une réalité alarmante. Les élèves en Certificat d'Aptitude Professionnelle (CAP) sont surexposés au phénomène, avec des taux jusqu'à huit fois supérieurs à ceux des filières générales.
La dernière enquête nationale révèle qu'en novembre 2025, des élèves du CE2 à la terminale ont participé à une auto-évaluation sur le harcèlement. Si les situations avérées concernent une minorité, une part non négligeable d'élèves se trouve dans une situation de vulnérabilité, dite « à surveiller ». Décryptage des chiffres clés d'un phénomène qui touche l'ensemble du système éducatif.
Le harcèlement scolaire n'est pas un phénomène uniforme. Selon la dernière enquête nationale de 2025, le risque et l'intensité du harcèlement varient considérablement de l'école primaire au lycée, avec des pics lors des années de transition qui constituent des périodes de grande vulnérabilité pour les élèves.
Une idée reçue voudrait que les établissements privés sous contrat soient un rempart contre le harcèlement scolaire. La dernière enquête nationale de 2025 nuance fortement ce constat, révélant des écarts faibles, voire inexistants selon le niveau d'étude.
En 2025, les élèves scolarisés en éducation prioritaire (EP) présentent toujours des résultats inférieurs à ceux des autres élèves en français. Si certains écarts diminuent légèrement, notamment en compréhension orale au CP, d'autres se creusent, en particulier sur les compétences de lecture au CE1.
Les résultats des évaluations nationales de français à la rentrée 2025 montrent une stabilité générale des acquis des élèves du CP au CM2. Si la compréhension de l'oral reste un point fort, certaines compétences, notamment en grammaire et en orthographe, demeurent plus fragiles.
Les évaluations 2025 confirment une tendance de fond : les filles obtiennent de meilleurs résultats que les garçons en français, et ce à tous les niveaux de l'école élémentaire. L'écart est particulièrement net sur les compétences liées à l'écriture et à la grammaire, mais s'inverse pour la fluence de lecture au CE1.
Les évaluations 2025 confirment un fort écart de réussite en mathématiques entre les élèves de l'éducation prioritaire et les autres. Plus surprenant, à milieu social équivalent, les élèves des communes rurales s'en sortent mieux en résolution de problèmes que ceux des grandes villes.
Les résultats des évaluations nationales de mathématiques pour 2025 sont tombés. Si le niveau général des élèves du CP au CM2 est stable ou en légère hausse, une progression notable est observée en CM1 sur la période 2023-2025. Tour d'horizon des compétences maîtrisées et des défis qui persistent à l'école élémentaire.
Si les filles réussissent légèrement mieux que les garçons en CP, la tendance s'inverse dès le CE1. Les évaluations 2025 montrent que les écarts de performance en mathématiques en faveur des garçons se creusent tout au long de l'école élémentaire, atteignant jusqu'à 19 points sur certaines compétences en CM2.
À milieu social équivalent, tous les élèves ne réussissent pas de la même manière en français. Les évaluations 2025 révèlent que les élèves des communes rurales sont plus à l'aise en compréhension de l'écrit, tandis que les citadins maîtrisent mieux la lecture à voix haute.
Insultes, rumeurs, menaces... La violence en ligne est une réalité pour de nombreux élèves en France. Selon les dernières données de la DEPP, 28 % des collégiens et 23 % des lycéens déclarent en avoir été victimes au cours de l'année scolaire, les filles étant les plus touchées.
De la tablette en petite section aux compétences numériques en 4ème, l'exposition aux écrans est une réalité pour tous les élèves. Une étude de la DEPP décrypte les liens, parfois négatifs, entre usages numériques et résultats scolaires, et met en lumière de fortes inégalités sociales dès le plus jeune âge.
Malgré les investissements, l'école française peine à intégrer le numérique dans ses pratiques pédagogiques. Entre un équipement quatre fois plus important au collège qu'en primaire et des enseignants qui se sentent démunis, les données de la DEPP révèlent une transition à deux vitesses.
L'équipement massif des écoles en tablettes et outils numériques améliore-t-il vraiment les résultats des élèves ? Une évaluation de la DEPP apporte des réponses nuancées : si les tablettes individuelles au collège montrent un impact positif, notamment pour les élèves défavorisés, leur effet à l'école primaire est quasi nul.
Une évaluation nationale révèle des niveaux de maîtrise variés des élèves en endurance, force et vitesse. Si la vitesse est une compétence globalement acquise, l'endurance reste un défi, particulièrement pour les filles qui affichent des performances systématiquement inférieures à celles des garçons.
L'évaluation des aptitudes physiques des élèves révèle une véritable fracture sociale. Les adolescents issus de milieux favorisés sont non seulement plus performants, mais ils pratiquent aussi beaucoup plus souvent une activité sportive en club, un facteur qui s'avère décisif.
Au-delà des performances, l'étude s'est intéressée aux motivations des élèves. En sixième, le moteur principal est d'être avec ses amis, tandis qu'en seconde, l'amélioration de l'apparence physique prend le dessus, révélant une évolution des préoccupations adolescentes.
Croire que les maths sont « pour les garçons » n'est pas sans conséquence : les lycéennes qui partagent ce stéréotype doutent davantage de leur propre réussite dans la matière. Une étude montre comment ces clichés de genre affectent directement la confiance en soi des élèves, créant un fossé entre filles et garçons.
Une enquête inédite du ministère de l'Éducation nationale révèle que les stéréotypes de genre sont massivement présents chez les élèves de seconde. Sciences et technologie pour les garçons, arts et lettres pour les filles : les lycéens ont une vision très tranchée des chances de réussite de chacun.
Pense-t-on que les garçons sont meilleurs en maths quel que soit son milieu social d'origine ? Oui, répond une étude de l'Éducation nationale. Si de légères variations existent, les stéréotypes de genre en matière d'orientation sont massivement présents dans toutes les couches de la société.
Au-delà des impressions, les stéréotypes de genre qui influencent l'orientation des élèves sont un phénomène mesurable. Une étude révèle que près de la moitié des lycéens envisageant la voie générale présentent une stéréotypie qualifiée d'« extrême ».
Une vaste expérimentation sur le port de la tenue commune a été menée en France en 2024-2025. Un rapport d'évaluation officiel révèle des effets limités sur les apprentissages et le comportement, mais un impact symbolique plus fort sur le sentiment d'appartenance et le climat scolaire, surtout aux yeux des directeurs.
L'expérimentation de la tenue commune montre des résultats très différents entre le primaire et le secondaire. Mieux accueillie par les plus jeunes, elle se heurte à une forte opposition des collégiens, pour qui les enjeux d'identité et d'expression individuelle sont primordiaux, créant des tensions spécifiques au second degré.
L'évaluation de l'expérimentation de la tenue commune révèle un fossé saisissant. Alors que les adultes, des directeurs aux parents, y voient un symbole de cohésion et d'égalité, les élèves la perçoivent majoritairement comme une contrainte qui ne change rien à leurs relations et qui peut même tendre leur rapport aux adultes.
Les élèves de CM2 montrent un intérêt en baisse pour les sciences, notamment pour ses aspects théoriques, selon la dernière évaluation nationale. Paradoxalement, ils n'ont jamais été aussi friands d'expériences pratiques et concernés par les enjeux environnementaux.
Manque de matériel, de formation ou de temps... Les professeurs des écoles font face à de nombreux défis pour enseigner les sciences, selon une enquête menée en parallèle de l'évaluation des élèves. Des obstacles qui freinent leurs ambitions, notamment en matière d'éducation à l'environnement.
L'origine sociale des élèves pèse de plus en plus lourd sur leurs résultats en sciences en fin de primaire. En 17 ans, l'écart de performance entre les écoles les plus favorisées et les plus défavorisées a augmenté de près de 50 %, révélant une fracture scolaire grandissante.
Si le niveau moyen des élèves de CM2 en sciences reste stable depuis 2007, une analyse plus fine révèle une évolution préoccupante. Depuis 2018, la part d'élèves aux niveaux les plus faibles a augmenté, tandis que le groupe des élèves aux compétences intermédiaires s'est réduit.
L'absentéisme dans le second degré cache de profondes disparités. Alors que 4 % des collégiens sont concernés en moyenne, ce chiffre grimpe à 10 % en lycée général et technologique et atteint un pic de 19 % en lycée professionnel, soit près d'un élève sur cinq.
Pourquoi l'absentéisme est-il cinq fois plus élevé en lycée professionnel qu'au collège ? Une note du ministère de l'Éducation nationale met en lumière un facteur clé : l'origine sociale des élèves. Les établissements accueillant les publics les plus défavorisés connaissent ainsi un taux d'absentéisme de 14 %, contre seulement 4 % dans les plus favorisés.
Durant l'année scolaire 2024-2025, l'absentéisme non justifié dans le second degré public a touché en moyenne 7 % des élèves chaque mois. Ce phénomène, qui représente 2 % du temps d'enseignement annuel perdu, connaît une forte augmentation au fil de l'année, passant de 4 % en septembre à près de 14 % en mai.
Aujourd’hui journaliste à Politicio, Alexandre Léchenet s’est illustré par une bataille menée face à l’administration française pour obtenir des données sur l’Indice de Position Sociale (IPS) des établissements scolaires. On vous explique comment il a surmonté ces obstacles pour mettre à disposition du public ces précieuses informations.
Puisqu'il faut bien commencer quelque part.