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Croire que les maths sont « pour les garçons » n'est pas sans conséquence : les lycéennes qui partagent ce stéréotype doutent davantage de leur propre réussite dans la matière. Une étude montre comment ces clichés de genre affectent directement la confiance en soi des élèves, créant un fossé entre filles et garçons.
Une enquête inédite du ministère de l'Éducation nationale révèle que les stéréotypes de genre sont massivement présents chez les élèves de seconde. Sciences et technologie pour les garçons, arts et lettres pour les filles : les lycéens ont une vision très tranchée des chances de réussite de chacun.
Pense-t-on que les garçons sont meilleurs en maths quel que soit son milieu social d'origine ? Oui, répond une étude de l'Éducation nationale. Si de légères variations existent, les stéréotypes de genre en matière d'orientation sont massivement présents dans toutes les couches de la société.
Au-delà des impressions, les stéréotypes de genre qui influencent l'orientation des élèves sont un phénomène mesurable. Une étude révèle que près de la moitié des lycéens envisageant la voie générale présentent une stéréotypie qualifiée d'« extrême ».
Une vaste expérimentation sur le port de la tenue commune a été menée en France en 2024-2025. Un rapport d'évaluation officiel révèle des effets limités sur les apprentissages et le comportement, mais un impact symbolique plus fort sur le sentiment d'appartenance et le climat scolaire, surtout aux yeux des directeurs.
L'expérimentation de la tenue commune montre des résultats très différents entre le primaire et le secondaire. Mieux accueillie par les plus jeunes, elle se heurte à une forte opposition des collégiens, pour qui les enjeux d'identité et d'expression individuelle sont primordiaux, créant des tensions spécifiques au second degré.
L'évaluation de l'expérimentation de la tenue commune révèle un fossé saisissant. Alors que les adultes, des directeurs aux parents, y voient un symbole de cohésion et d'égalité, les élèves la perçoivent majoritairement comme une contrainte qui ne change rien à leurs relations et qui peut même tendre leur rapport aux adultes.
Les élèves de CM2 montrent un intérêt en baisse pour les sciences, notamment pour ses aspects théoriques, selon la dernière évaluation nationale. Paradoxalement, ils n'ont jamais été aussi friands d'expériences pratiques et concernés par les enjeux environnementaux.
Manque de matériel, de formation ou de temps... Les professeurs des écoles font face à de nombreux défis pour enseigner les sciences, selon une enquête menée en parallèle de l'évaluation des élèves. Des obstacles qui freinent leurs ambitions, notamment en matière d'éducation à l'environnement.
L'origine sociale des élèves pèse de plus en plus lourd sur leurs résultats en sciences en fin de primaire. En 17 ans, l'écart de performance entre les écoles les plus favorisées et les plus défavorisées a augmenté de près de 50 %, révélant une fracture scolaire grandissante.
Si le niveau moyen des élèves de CM2 en sciences reste stable depuis 2007, une analyse plus fine révèle une évolution préoccupante. Depuis 2018, la part d'élèves aux niveaux les plus faibles a augmenté, tandis que le groupe des élèves aux compétences intermédiaires s'est réduit.
L'absentéisme dans le second degré cache de profondes disparités. Alors que 4 % des collégiens sont concernés en moyenne, ce chiffre grimpe à 10 % en lycée général et technologique et atteint un pic de 19 % en lycée professionnel, soit près d'un élève sur cinq.
Pourquoi l'absentéisme est-il cinq fois plus élevé en lycée professionnel qu'au collège ? Une note du ministère de l'Éducation nationale met en lumière un facteur clé : l'origine sociale des élèves. Les établissements accueillant les publics les plus défavorisés connaissent ainsi un taux d'absentéisme de 14 %, contre seulement 4 % dans les plus favorisés.
Durant l'année scolaire 2024-2025, l'absentéisme non justifié dans le second degré public a touché en moyenne 7 % des élèves chaque mois. Ce phénomène, qui représente 2 % du temps d'enseignement annuel perdu, connaît une forte augmentation au fil de l'année, passant de 4 % en septembre à près de 14 % en mai.
Aujourd’hui journaliste à Politicio, Alexandre Léchenet s’est illustré par une bataille menée face à l’administration française pour obtenir des données sur l’Indice de Position Sociale (IPS) des établissements scolaires. On vous explique comment il a surmonté ces obstacles pour mettre à disposition du public ces précieuses informations.
Puisqu'il faut bien commencer quelque part.