Un phénomène qui touche 7 % des élèves en moyenne
Chaque mois de l'année scolaire 2024-2025, 7 % des élèves des collèges et lycées publics ont été considérés comme "absentéistes". Selon la définition du ministère de l'Éducation nationale, cela signifie qu'ils ont été absents de manière non justifiée pendant au moins quatre demi-journées au cours du mois. Une absence est jugée non justifiée lorsque la famille n'a fourni aucun motif ou que celui-ci a été jugé non légitime par l'établissement.
Globalement, ces absences non justifiées représentent une perte de 2 % du volume horaire annuel d'enseignement pour l'ensemble des élèves du second degré. Ce chiffre moyen cache cependant des réalités très différentes selon les établissements et la période de l'année.
Une forte augmentation au printemps
L'absentéisme n'est pas un phénomène stable tout au long de l'année scolaire. Il suit une courbe ascendante très nette :
- Septembre : 4,0 %
- Novembre : 6,7 %
- Janvier : 7,8 %
- Mars : 9,5 %
- Mai : 13,5 %
La proportion d'élèves absents de manière non justifiée est donc plus de trois fois supérieure en fin d'année par rapport au début. Le mois de mai, souvent synonyme d'examens et de conseils de classe, marque un pic très prononcé.
Des situations très variables d'un établissement à l'autre
La moyenne nationale de 7 % masque d'importants écarts entre les établissements. Le problème de l'absentéisme est en réalité très concentré.
Les chiffres révèlent que la moitié des collèges et lycées publics de France connaissent un taux d'absentéisme inférieur à 4 %. À l'inverse, un quart des établissements, les plus touchés, concentrent les difficultés avec un taux supérieur à 8 %. Cette concentration du phénomène suggère que les causes et les solutions sont à chercher au niveau local, en fonction des caractéristiques propres à chaque établissement et à son public.
