Aucun résultat d'élève n'est publié école par école. La seule mesure du niveau de fin de primaire existe, mais elle est prise après, ailleurs : les évaluations nationales de début de sixième, passées en septembre, publiées collège par collège. Le niveau à l'entrée en sixième est celui de la sortie de l'école, aux vacances près ; le problème est qu'il est attaché au collège, qui mélange les élèves de plusieurs écoles.
Nous estimons d'abord d'où viennent les élèves de chaque collège, à partir des seuls effectifs et de la géographie, sans jamais regarder les scores. Puis nous démêlons : connaissant le score de chaque collège et la composition de son public, nous remontons au niveau propre de chaque école d'origine.
Pourquoi trois classes et pas une note. Chaque étape ajoute de l'incertitude. La marge d'erreur finale couvre les trois quarts de l'écart entre les écoles les plus faibles et les plus fortes. Publier une note à la décimale serait une précision inventée, et classer les écoles entre elles reviendrait à ordonner du bruit : deux écoles prises au hasard ne se départagent qu'une fois sur trois.
Pourquoi deux réponses par matière. Le niveau atteint dépend beaucoup du public accueilli : une école dont les familles sont favorisées obtient de meilleurs résultats sans que l'enseignement y soit meilleur. C'est un fait établi, pas un défaut du modèle. La seconde réponse retranche cette part et ne garde que ce que l'école obtient au-delà de ce que son public laissait attendre.
Cette seconde mesure est la seule des deux qui soit indépendante de la composition sociale, et c'est aussi celle que nos contrôles valident le mieux : l'écart estimé une année prédit les résultats de la cohorte suivante nettement mieux que le seul profil social, et il se retrouve d'une matière à l'autre. Elle ne mesure pas pour autant une qualité d'enseignement : bien des choses qu'aucune donnée ne capte peuvent l'expliquer.
Enfin, la plupart des écoles n'ont pas de niveau estimé, et cette absence n'est pas un mauvais résultat : elle veut dire que leurs élèves se dispersent dans trop de collèges pour qu'on puisse isoler ce qui leur revient.
Le profil social des élèves
L'indice de position sociale décrit le public accueilli, jamais la qualité de l'enseignement. Il sert à lire les résultats, pas à les remplacer.
IPS (indice de position sociale)
L'indice de position sociale résume l'origine sociale des familles d'un établissement, à partir de la profession des parents. La moyenne nationale tourne autour de 100 ; au-delà de 130, l'établissement accueille une population très favorisée.
Il ne mesure pas la qualité de l'enseignement, mais le public accueilli. Il sert à lire les résultats, pas à les remplacer : deux établissements aux résultats identiques n'ont pas le même mérite si l'un part de 90 et l'autre de 140.
Source : DEPP, ministère de l'Éducation nationaleLire la définition complète
Indice de position sociale
110médiane 98
Médiane des 163 établissements classés du département (Orne). Elle porte sur une population légèrement plus étroite que les rangs ci-dessous, qui comptent tous les établissements mesurés.
Un rang se comprend sans échelle ni référentiel, là où une valeur brute demande un repère. Celui à secteur égal est souvent le plus juste : comparer un établissement privé à l'ensemble de son département mélange deux populations dont le recrutement diffère. Lire la définition complète.
Comparer le profil social des établissements du département