Mis en place à la rentrée 2023, le « Pacte enseignant » visait à permettre aux professeurs volontaires d'augmenter leur rémunération en s'engageant sur des missions complémentaires. Un an plus tard, les premières données sur son évolution montrent une adhésion qui s'érode légèrement.
Un engagement en légère baisse
Pour la rentrée scolaire 2025, 27 % des enseignants des établissements du second degré se sont engagés dans le Pacte. Ce chiffre représente une baisse de 3 points par rapport à la rentrée 2024. Si les professeurs ont la possibilité de s'engager tout au long de l'année, cette première photographie indique un enthousiasme moins marqué pour cette deuxième année d'existence.
Le dispositif repose sur le volontariat : les enseignants choisissent une ou plusieurs « briques » (missions) annuelles, chacune étant rémunérée forfaitairement. Ces missions, comme l'aide aux devoirs ou les remplacements de courte durée, sont effectuées en dehors de leur service d'enseignement obligatoire.
Des disparités entre le public et le privé
L'adhésion au Pacte n'est pas uniforme sur tout le territoire. Une différence notable apparaît entre les secteurs public et privé sous contrat :
- Dans le secteur privé, 33 % des enseignants sont engagés dans le Pacte.
- Dans le secteur public, ce taux descend à 25 %.
Le rapport du ministère de l'Éducation nationale indique également que l'engagement varie selon le corps des enseignants et les académies, sans toutefois fournir de chiffres détaillés.
Remplacements et aide aux devoirs en tête des missions
Quelles sont les missions qui attirent le plus les enseignants ? Le remplacement de courte durée (RCD) arrive largement en tête. Cette mission, qui consiste à remplacer des collègues absents pour une courte période, a été choisie par 18 % des enseignants du second degré. Elle est un pilier du dispositif, visant à mieux assurer la continuité pédagogique.
La deuxième mission la plus populaire est le dispositif « Devoirs faits », qui propose une aide aux devoirs et aux leçons aux élèves de collège. Elle a été choisie par 9 % des enseignants.
Ces premiers chiffres sur l'évolution du Pacte suggèrent que le dispositif, bien qu'installé, n'a pas encore pleinement convaincu l'ensemble de la profession et cherche encore son rythme de croisière.
