En sixième, le sport c'est d'abord pour les copains
Pour les collégiens qui entrent en sixième, la dimension sociale est la première source de motivation pour pratiquer une activité physique et sportive. Pour 69 % d'entre eux, la raison principale est « être avec ses ami(e)s ». Ce facteur prime sur tous les autres, quels que soient le sexe ou le milieu socio-économique.
Cette notion de plaisir est directement corrélée aux résultats. L'étude montre que 52 % des élèves se déclarant « très motivés » par le test d'endurance atteignent un niveau de maîtrise satisfaisant, contre seulement 7 % de ceux qui se disaient « très peu motivés ».
En seconde, le miroir remplace les amis
Au lycée, les priorités changent. La motivation principale des élèves de seconde devient l'amélioration de leur apparence physique, citée par 69 % d'entre eux. Le souhait d'être en bonne santé arrive en deuxième position (63 %), tandis que le fait d'être avec ses amis recule à la troisième place (61 %). Cette évolution reflète les préoccupations propres à l'adolescence, plus centrées sur l'image de soi.
Ce qui freine la pratique : la peur du regard et le manque de temps
L'enquête s'est aussi penchée sur les freins à la pratique sportive. Les motifs de déplaisir évoluent également avec l'âge.
- En sixième, les principaux freins sont le fait de devoir pratiquer seul (38 %) et le regret que le plaisir soit conditionné par la performance (31 %).
- En seconde, les contraintes liées à l'emploi du temps deviennent une barrière importante (citée par 26 % des élèves, contre 11 % en sixième).
Un point notable concerne la peur du regard des autres, qui constitue un obstacle majeur, surtout pour les filles. En seconde, 36 % des filles déclarent que devoir pratiquer devant les autres leur déplaît, contre seulement 17 % des garçons. Ce facteur peut fortement influencer leur engagement dans une activité physique.
