La question du climat scolaire est souvent au cœur du choix des familles entre l'enseignement public et l'enseignement privé sous contrat. L'enquête menée par le ministère de l'Éducation nationale en novembre 2025 offre un éclairage précis sur la prévalence du harcèlement dans ces deux secteurs.
À l'école primaire : un léger avantage pour le privé
C'est dans le premier degré que l'on observe la différence la plus nette, bien que celle-ci reste modeste. Selon les résultats de l'auto-évaluation des élèves :
- 3 % des écoliers scolarisés dans le secteur public sont considérés en situation de harcèlement.
- Ce chiffre tombe à 2 % pour les élèves du secteur privé sous contrat.
L'écart, d'un point de pourcentage, suggère une légère moindre exposition dans le privé à ce niveau, sans pour autant en faire un sanctuaire totalement épargné par le phénomène.
Au collège : des situations quasi identiques
Au collège, l'écart se resserre considérablement et la situation devient plus complexe. Globalement, 4 % des collégiens du public sont concernés, contre 3 % dans le privé.
Cependant, le rapport apporte une nuance de taille. Le taux de 3 % dans le privé est en réalité identique à celui des collèges publics situés hors éducation prioritaire (EP). Le chiffre de 4 % pour l'ensemble du public est tiré vers le haut par les établissements en éducation prioritaire, où la prévalence du harcèlement atteint également 4 %. La différence entre public et privé à ce niveau semble donc davantage liée aux caractéristiques socio-économiques des établissements qu'à leur statut même.
Au lycée : une égalité parfaite
Le constat le plus frappant concerne le lycée. À ce niveau, la distinction entre public et privé s'efface complètement.
Le taux d'élèves en situation de harcèlement est de 2 % dans les lycées publics comme dans les lycées privés sous contrat.
Cette égalité se vérifie quel que soit le type d'établissement : lycées d'enseignement général et technologique (LEGT), lycées polyvalents (LPO) ou lycées professionnels (LP). Le statut de l'établissement ne semble donc plus être un facteur discriminant dans la survenue de situations de harcèlement en fin de scolarité secondaire.
En conclusion, si un léger avantage semble exister pour le privé en primaire, il s'amenuise au collège pour disparaître totalement au lycée. D'autres facteurs, comme le niveau scolaire ou la filière choisie, apparaissent comme des marqueurs bien plus déterminants.
