L'essentiel
- En 2024, 40 304 nouveaux fonctionnaires (moins de cinq ans d'ancienneté) enseignent dans le second degré public, soit 11 % des effectifs totaux.
- Ce nombre a fortement chuté depuis 2017, où l'on comptait 59 246 nouveaux enseignants, soit une baisse de 32 % en sept ans.
- Parallèlement, le nombre de professeurs contractuels en CDD a atteint un record de 30 904 en 2024, en augmentation de 35 % depuis 2015.
- Près d'un tiers (29 %) des nouveaux fonctionnaires ont d'ailleurs commencé leur carrière en tant que contractuels avant de réussir un concours.
Moins de nouveaux professeurs fonctionnaires
Le nombre de jeunes enseignants qui obtiennent le statut de fonctionnaire après un concours est en nette diminution. Le graphique du rapport est éloquent : après un pic à près de 60 000 nouveaux fonctionnaires en 2017, les effectifs ont baissé de manière continue pour atteindre environ 40 000 en 2024.
Cette baisse est directement liée à l'évolution des recrutements par concours, qui sont devenus moins importants ces dernières années. En conséquence, la part des nouveaux fonctionnaires dans le corps enseignant du second degré est passée de 15 % en 2017 à 11 % en 2024. Le corps enseignant vieillit donc progressivement.
De plus en plus de contractuels ?
La baisse du nombre de fonctionnaires est compensée en partie par une hausse du recours aux enseignants contractuels, recrutés en contrat à durée déterminée (CDD). Leur nombre a augmenté depuis 2015, passant de 23 000 à près de 31 000 en 2024, un niveau jamais atteint.
En 2024, les contractuels en CDD représentent ainsi 8 % de l'ensemble des enseignants du second degré. Pour beaucoup, ce statut est une porte d'entrée dans le métier. La preuve : 29 % des nouveaux fonctionnaires titularisés en 2024 avaient déjà exercé en tant que contractuels par le passé.
Quelles sont les conditions de travail des débutants ?
Au-delà de leur statut, les enseignants en début de carrière connaissent des conditions d'exercice spécifiques, souvent plus exigeantes que celles de leurs aînés.
Ils sont par exemple deux fois plus souvent affectés sur plusieurs établissements en même temps (un « service partagé »), ce qui concerne 10 % d'entre eux contre 5 % des fonctionnaires expérimentés.
De plus, ils sont bien plus fréquemment nommés en « zone de remplacement » (21 % contre 5 %), ce qui signifie qu'ils n'ont pas de poste fixe dans un établissement mais sont appelés à remplacer des collègues absents sur un secteur géographique donné. En revanche, ils bénéficient plus souvent d'un poste à temps plein (97 % contre 89 % pour les plus expérimentés).






