Les filles toujours en tête, mais l'écart se resserre
Comme chaque année, les filles affichent de meilleurs résultats au brevet que les garçons. Toutes séries confondues, elles sont 84,0 % à obtenir leur diplôme, contre 79,2 % pour les garçons. Cet avantage historique se confirme donc.
Cependant, une nouvelle tendance se dessine en 2026 : l'écart de réussite entre les sexes se réduit. Il n'est plus que de 4,8 points, alors qu'il était de 6,1 points en 2025. Cette réduction s'explique par une baisse du taux de réussite plus forte chez les filles (-4,6 points) que chez les garçons (-3,3 points). L'écart reste très marqué en série générale (85,6 % pour les filles contre 81,4 % pour les garçons), mais il est bien plus faible en série professionnelle (66,2 % contre 63,8 %).
De fortes disparités selon les académies
Où réussit-on le mieux le brevet en France ? Les chiffres de 2026 montrent une carte de la réussite très contrastée. En tête du classement, les académies de Corse, Paris et Rennes affichent des taux de réussite supérieurs à 87 %. À l'autre bout du spectre, les académies de Guadeloupe, Guyane et Mayotte présentent des taux inférieurs à 69 %.
L'écart entre l'académie la plus performante et la moins performante dépasse ainsi les 18 points, soulignant de profondes inégalités territoriales face à l'examen.
Une baisse généralisée mais inégale sur le territoire
Si toutes les académies sans exception voient leur taux de réussite baisser cette année, l'ampleur de la chute varie considérablement. Les baisses les plus spectaculaires sont observées dans les académies de Guyane (-14,9 points) et de Mayotte (-12,7 points). Il faut toutefois noter que pour Mayotte, les modalités d'évaluation avaient été adaptées en 2025 suite au cyclone Chido, ce qui peut expliquer en partie ce retournement statistique.
À l'inverse, certaines académies ont beaucoup mieux résisté. C'est le cas de Paris, Corse, Versailles et Besançon, qui enregistrent des baisses contenues, allant de -1,9 à -2,9 points. Ces chiffres montrent que l'impact de la réforme et du durcissement de l'examen n'a pas été ressenti avec la même intensité sur tout le territoire.






