L'endurance, le point faible des collégiens
L'évaluation menée à la rentrée 2025 montre que l'endurance est l'aptitude physique la moins bien maîtrisée par les élèves de sixième. Plus d'un tiers d'entre eux (35 %) se situe dans le groupe qualifié « à besoins », ce qui signifie qu'ils ne parviennent pas à maintenir un effort de 4 minutes à une allure progressive de 8 à 9 km/h.
Cet indicateur masque une très forte disparité entre les sexes : 44 % des filles sont dans ce groupe « à besoins », contre 26 % des garçons. À l'inverse, seuls 22 % des filles atteignent un niveau « satisfaisant » (plus de 6 minutes d'effort continu), alors que près d'un garçon sur deux y parvient (46 %).
La vitesse, l'atout numéro un
La situation est bien plus positive pour le test de vitesse, un sprint sur 30 mètres. C'est l'aptitude la mieux réussie, tant en sixième qu'en seconde. En sixième, plus de la moitié des élèves (55 %) ont une maîtrise « satisfaisante », c'est-à-dire qu'ils courent la distance en moins de 6 secondes.
L'écart entre les sexes, bien que toujours présent, est ici le plus faible des trois tests. 63 % des garçons atteignent ce niveau de maîtrise, contre 46 % des filles.
En seconde, les écarts se confirment et se creusent
Au lycée, les performances globales s'améliorent, mais les écarts de genre persistent, voire s'accentuent.
- En endurance, l'écart est flagrant : 51 % des garçons de seconde ont une maîtrise satisfaisante, contre seulement 30 % des filles.
- En force musculaire, mesurée par un saut en longueur sans élan, un lycéen saute en moyenne 186 cm, soit 46 cm de plus qu'une lycéenne (140 cm). En sixième, l'écart moyen était de 20 cm.
- En vitesse, sur une distance adaptée à 50 mètres, les trois quarts des lycéens (75 %) ont une maîtrise satisfaisante. La performance reste très genrée : 81 % des garçons y parviennent, contre 69 % des filles.
Ces résultats soulignent des différences marquées de condition physique entre les filles et les garçons, qui s'installent dès le collège et se confirment au lycée. L'étude note cependant un facteur commun d'amélioration : les élèves, filles comme garçons, qui pratiquent plus de trois heures de sport par semaine en club obtiennent de bien meilleures performances.
